Examen de la réfraction
Définition
L’examen de la réfraction permet de déterminer la correction optique nécessaire pour obtenir la meilleure vision possible.
Il consiste à mesurer précisément la puissance des verres correcteurs adaptés à chaque patient, afin de compenser la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme ou la presbytie.
Acuité visuelle : dixièmes et limites
L’acuité visuelle est l’évaluation de la vision brute, mesurée en dixièmes grâce à des échelles normalisées comme l’échelle de Monoyer.
- 10/10 ne signifie pas vision “parfaite” : certaines personnes voient mieux (12/10, 15/10).
- Les dixièmes ne correspondent pas directement aux dioptries :
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- Par exemple, un patient à –4 dioptries est myope de 4 dioptries. Cela signifie que son œil est trop long ou que son pouvoir de convergence est trop fort, et que l’image se forme 25 cm devant la rétine sans correction (1/4 mètre = 0,25 m = 4 dioptries).
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- Avec des lunettes ou lentilles adaptées, ce même patient peut parfaitement voir 10/10.
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- En résumé : les dioptries indiquent la puissance des verres correcteurs, pas le nombre de dixièmes sur l’échelle.
Réfraction subjective et technique du brouillard
La réfraction est une mesure subjective, basée sur les réponses du patient (“plus net avec ce verre ou celui-ci ?”).
Pour fiabiliser cette mesure :
- On utilise la technique du brouillard, qui surestime légèrement la correction pour relâcher l’accommodation.
- Cette méthode améliore la précision et la reproductibilité des mesures.
- De petites variations d’une consultation à l’autre sont donc normales et ne traduisent pas une dégradation de la vision.
Rôle de l’accommodation et Skiacol chez l’enfant
Chez l’enfant, l’accommodation est très active et peut masquer une partie de la correction nécessaire.
Pour obtenir une mesure exacte :
- On réalise une réfraction sous cycloplégie avec des collyres comme le Skiacol® (cyclopentolate) ou l’Atropine®.
- Ces gouttes paralysent temporairement l’accommodation, révélant la correction réelle.
- Cette étape est indispensable, notamment pour dépister l’amblyopie et corriger les hypermétropies importantes.
Stabilité de la correction optique et chirurgie réfractive
- La correction évolue durant la croissance oculaire, puis devient stable à partir de la vingtaine.
- C’est à ce moment qu’une chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE, etc.) peut être envisagée.
- Avant cette stabilité, une intervention serait prématurée.
- Une évaluation complète est toujours nécessaire avant tout projet chirurgical.
👉 En savoir plus sur la chirurgie réfractive
Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter la fiche d’information rédigée par
la Société Française d’Ophtalmologie (SFO) :
FAQ – Examen de la réfraction
1. Pourquoi ma correction change-t-elle d’une visite à l’autre ?
Parce que la mesure est subjective et influencée par l’accommodation. Les variations sont souvent minimes et sans gravité.
2. Est-ce que 10/10 veut dire vision parfaite ?
Non. 10/10 correspond à une vision “normale”. Certaines personnes peuvent voir au-delà.
3. Mes dioptries correspondent-elles aux dixièmes ?
Non. Les dioptries mesurent la puissance des verres correcteurs.
Par exemple, –4 dioptries signifie qu’un œil myope fait converger l’image 25 cm devant la rétine, et qu’il faut une lentille divergente de 4 dioptries pour ramener l’image sur la rétine.
4. Pourquoi utiliser des gouttes (Skiacol) chez les enfants ?
Pour bloquer l’accommodation et obtenir une mesure fiable de la correction.
5. Ma correction va-t-elle évoluer ?
Elle évolue pendant la croissance, puis reste stable entre 20 et 40–45 ans, avant l’apparition de la presbytie.
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