Chirurgie des voies lacrymales

Qu’est-ce que la chirurgie des voies lacrymales ?

Les voies lacrymales assurent l’évacuation des larmes depuis l’œil jusqu’à la fosse nasale.
Lorsqu’elles sont obstruées, les larmes ne s’écoulent plus correctement, ce qui provoque un larmoiement permanent (épiphora), parfois associé à des infections locales (dacryocystite).

La chirurgie des voies lacrymales vise à rétablir ce passage et permettre à nouveau un écoulement normal des larmes.

Quand envisager cette chirurgie ?

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  • Larmoiement chronique gênant.
  • Obstruction congénitale persistante chez le nourrisson (rare au-delà de 1 an).
  • Infection répétée du sac lacrymal (dacryocystite).
  • Douleur ou tuméfaction dans le coin interne de l’œil.

 

Un bilan ophtalmologique avec test de perméabilité lacrymale et imagerie (dacryoscanner, dacryocystographie) peut être nécessaire avant la décision chirurgicale.

Les principales techniques

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Chez l’adulte

  • Dacryocystorhinostomie (DCR) : consiste à créer une nouvelle communication entre le sac lacrymal et les fosses nasales, soit par voie externe (petite incision cutanée) soit par voie endonasale (sans cicatrice visible, réalisée par voie endoscopique).
  • Intubation lacrymale : mise en place de petits tubes en silicone pour maintenir la voie ouverte pendant la cicatrisation.

Chez l’enfant

  • Sondage des voies lacrymales : réalisé sous anesthésie générale, il permet souvent de lever l’obstacle.
  • Si nécessaire, une intubation temporaire en silicone peut être ajoutée.

Déroulement de l’intervention

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  • Réalisée sous anesthésie générale (chez l’enfant) ou locale avec sédation (chez l’adulte).
  • Durée variable selon la technique : environ 30 à 45 minutes.
  • Retour à domicile le jour même ou le lendemain.

Suites opératoires

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  • Œdème ou ecchymose possible dans les jours qui suivent, surtout après une DCR externe.
  • Larmoiement qui s’améliore progressivement en quelques semaines.
  • Soins postopératoires : lavages nasaux, collyres antibiotiques et anti-inflammatoires.
  • Ablation du tube de silicone après quelques semaines à quelques mois.

Résultats

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La chirurgie est efficace dans la grande majorité des cas, avec un taux de succès supérieur à 85–90 % selon les techniques.
 Dans certains cas, une reprise chirurgicale peut être nécessaire en cas de récidive d’obstruction.

Risques (rares)

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  • Infection locale.
  • Persistance ou récidive du larmoiement.
  • Saignements nasaux.
  • Petite cicatrice cutanée dans les DCR externes (généralement discrète).

Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter la fiche d’information rédigée par

la Société Française d’Ophtalmologie (SFO) :

FAQ – Chirurgie des voies lacrymales

1. Quand faut-il opérer un enfant qui pleure beaucoup ?

Si le larmoiement persiste au-delà de 1 an malgré les massages, un sondage peut être proposé.

2. La chirurgie est-elle douloureuse ?

Non, l’intervention est indolore grâce à l’anesthésie. Quelques tiraillements ou gonflements peuvent être ressentis après.

3. Y a-t-il une cicatrice visible ?

En DCR externe, une petite cicatrice au coin interne de l’œil est possible mais elle est discrète. La DCR endonasale ne laisse aucune cicatrice visible.

4. Les résultats sont-ils définitifs ?

 Oui dans la majorité des cas, mais une récidive peut nécessiter une nouvelle intervention.

5. Peut-on reprendre une vie normale rapidement ?

Oui, les activités quotidiennes sont reprises en quelques jours. Un arrêt de travail court peut être proposé selon le métier.

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